14 agriculteurs s’engagent pour produire et protéger - Groupe Ecophyto 30 000 fermes de l'APAD Centre Atlantique

Bilan après 1 an 1/2 de projet

Débuté fin 2017, le groupe écophyto 30 000 fermes de l’APAD Centre Atlantique s’est retrouvé à plusieurs reprises pour avancer sur les moyens à mettre en œuvre pour diminuer l’utilisation des produits phytos en ACS.  Les moyens mis en œuvre sont :

Roulage 

agressif avec ripage de surface 

Fauchage, pâturage, récolte pour les éleveurs

Gestion des couverts 

Le travail porte principalement sur l’implantation, la composition et la destruction. Quasiment tous les participants ont un essai en cours à ce sujet. Sur la densité de semis, les doses peuvent aller jusqu’au double du semis en pur (même si c’est un mélange). Sur les couverts d’été (car ceux d’automne sont bien maîtrisés), un travail plus spécifique est mené en semant soit en fin d’hiver avant moisson soit quelques jours avant la moisson.

En 2018, et à l’exception de 3 agriculteurs, les actions mises en œuvre n’ont pas fait ressortir de résultats satisfaisants à cause de la sécheresse persistante (ceux qui ont bien réussi l’implantation ont pu semer aussitôt la moisson avec un orage conséquent derrière : 20 mm). Les adventices ne se sont pas non plus développées mais le peu qu’il y avait a dû être géré chimiquement pour ne pas pénaliser les implantations d’automne.

Pour 2019, la sécheresse persistante ne permet pas aux couverts de lever.  Seuls les couverts (trèfle violet) semés en février dans le blé ont levé et pourraient faire de la biomasse. Une des conditions de réussite étant une bonne gestion du désherbage avant et après semis. 

La gestion de l’assolement 

Tous les agriculteurs se sont engagés à introduire de nouvelles cultures (lin, lentille…) ou revoir leur rotation (plus de cultures de printemps, plus de familles différentes, plus de prairies) pour optimiser les effets des précédents et limiter la pression fongique. Les retours sont plutôt positifs même si parfois les engagements n’ont pas pu être pleinement mis en place en particulier par les conditions climatiques. Ces évolutions ne doivent pas pénaliser les fermes du point de vue socio-économique et l’évolution est encore difficilement mesurable au bout d’un an 1/2. Une grosse interrogation se pose en 2019 sur l’avenir des cultures de printemps avec les sécheresses à répétition qui impactent considérablement les rendements.

Pour le glyphosate, l’objectif du groupe est d’arriver en moyenne sur la ferme à 360 g/ha/an. Actuellement, le groupe est à 497 g/ha/an ce qui montre déjà une belle avancée en un an (baisse de 30 % en 1 an).  Chacun travaille pour encore améliorer ce dosage et surtout noter les moments où le recours à ce produit est indispensable.

A l’échelle de l’IFT le but est d’être à 75% de l’IFT Total régional de référence herbicide et 20% de l’IFT Hors Herbicides. A noter cependant que chez 5 agriculteurs, il y a eu des doubles cultures (par exemple implantation d’un maïs ou de sarrasin derrière une céréale) ce qui augmente potentiellement les traitements.  Les résultats obtenus sont en progression mais on voit bien certaines limites dès qu’il y a des graminées résistantes ou des cultures de printemps qui recouvrent tardivement l’inter-rang : le semis à 40 cm est une piste à travailler qui semble prometteuse.