Confidentielle en France, l’agriculture de conservation est pourtant identifiée par la FAO comme l’un des modèles d’avenir, en ce sens qu’elle répond aussi bien aux enjeux de production qu’aux défis environnementaux.

Pour en dresser les contours et comprendre pourquoi celle-ci reste aussi méconnue, la Mission Agrobiosciences avait sollicité, à l’occasion des 18èmes Controverses européennes de Marciac, L’agriculture a-t-elle le droit d’être moderne ?, le témoignage de Gérard Rass, ingénieur agronome de formation, et Secrétaire général de l’APAD, l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable.

Créée en 1998, cette association, qui regroupe des acteurs divers - agriculteurs, chercheurs, ingénieurs d’instituts techniques, d’agences de l’eau et de firmes privées – a pour objectif principal de promouvoir l’agriculture de conservation.

Dans son intervention, Gérard Rass revient certes sur les atouts de cette pratique qui repose en grande partie sur la vie biologique des sols. Mais il insiste également sur les difficultés auxquelles se heurtent ces agricultures "à la marge", lesquelles peinent à exister dans des systèmes ultra-normés. Ou comment la norme crée un carcan qui enferme et bloque les dynamiques d’expérimentation et d’innovation...

Agrosciences Lagriculture de conservation une technicité désavouéeLire l'article sur le site de la Mission d'animation des agrobiosciences (MAA) http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=3447