L’Agriculture de Conservation des Sols, une 3ème voie agricole, entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, place le sol au cœur du système de production et s’appuie sur 3 piliers complémentaires : 



1. COUVERTURE PERMANENTE DU SOL

Cela implique le maintien des résidus de culture en surface et l’implantation de couverts végétaux durant l’interculture. Le couvert végétal exerce des fonctions multiples parmi lesquelles la structuration du sol grâce au réseau racinaire, le recyclage des éléments minéraux et le développement de la biodiversité aérienne et souterraine en fournissant le gîte et l'alimentation des espèces présentes.

2. SEMIS SANS TRAVAIL DU SOL

L'objectif est de limiter au strict minimum la perturbation de l’activité biologique lors du dépôt de la semence dans le sol, de favoriser la porosité verticale naturelle du sol et d'augmenter le taux de matière organique.

3. DIVERSITE ET ROTATION DES CULTURES

La réflexion agronomique de succession des cultures est primordiale et les maladies présentes sur les cultures sont réduites grâce à la complémentarité des espèces.



Se lancer en Agriculture de Conservation des Sols implique de revisiter le système global de son exploitation avec les 3 principes comme fil conducteur. C’est accepter de changer ses pratiques, se former, expérimenter, changer ses repères (transmis par ses paires de l’agriculture conventionnelle), devenir le pilote de son Sol. Cela demande du temps, de la motivation et une bonne dose d’énergie. Un accompagnement collectif efficace accélère le processus… D’où l’importance de s’impliquer dans le réseau APAD pour échanger les expériences et disposer d’outils simples, efficaces pour assurer cette transition !


A travers le monde, les surfaces cultivées en Agriculture de Conservation des Sols progressent chaque année (150 millions d'hectares à ce jour). En France aussi, ce système agricole est en voie de développement. On estime ainsi que 2% des agriculteurs français ont adopté l'Agriculture de Conservation des Sols.