Observatoire de l'agriculture de conservation des SOLs sur le bassin Seine Normandie : Evaluation des conditions de réussite et Mesures d'Impact sur la qualité de l'eau. 

L'Agriculture de Conservation des sols :

une voie, pour produire et protéger les sols

Les 3 piliers indissociables

Abandon du travail du sol - Semis direct

Couverture permanente du sol

Rotation et diversification des cultures

 

Les intérêts perçus de ces systèmes agricoles


  • Pour l’environnement : moindre érosion et de ruissellement, une couverture des sols quasi permanente, + de biodiversité, une fertilité du sol restaurée, permet de stocker + de carbone.

 

  • Pour les agriculteurs : des rendements équivalents une fois le système installé, des marges nettes plus intéressantes, un plaisir retrouvé pour son métier et le retour … à l’agronomie.

 

NOTRE CONSTAT

L’Agriculture de Conservation des sols (ACS) est une agriculture qui replace le sol au cœur de l’acte de la production agricole. Elle repose sur trois piliers fondamentaux : l’absence de travail du sol, la couverture permanente par des couverts végétaux et la diversité des espèces cultivées.

Les effets positifs perçus de cette agriculture, à la fois pour la société et pour les agriculteurs, sont multiples : réduction de l’érosion, maintien et augmentation de la fertilité du sol, restauration de la biodiversité dans le sol et sa surface du sol, baisse des charges de mécanisation, rendements équivalents à l’agriculture conventionnelle lorsque le système est maîtrisé, voire plus stables….

Cependant :

Il existe encore trop peu de données quantitatives de ces systèmes de production, en France et en conditions réelles d’exploitations, et de leurs impacts réels sur le milieu environnant, notamment sur l’eau.  De plus, seul 2% des agriculteurs pratiquent à ce jour le semis direct sous couvert végétal, faute d’avoir un appui technique adapté et par peur de l’investissement et de l’échec.

Les agriculteurs de l’APAD se sont donc tournés vers l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN) pour co-construire un projet permettant :

  • D’évaluer l’impact des pratiques ACS sur les ressources (Eau, biodiversité, Carbone) sur le territoire du bassin de la seine.
  • D’identifier les freins au développement de ce système, les trajectoires adoptées par les agriculteurs dans leur conversion pour ainsi adapter l’accompagnement local nécessaire au déploiement de cette agriculture.

32 agriculteurs se sont portés volontaires pour partager leurs expériences, leurs réussites, leurs échecs, ainsi que leur savoir-faire au quotidien.

 

Les objectifs


  • Caractériser la diversité des pratiques en ACS
  • Identifier les trajectoires adoptées par les agriculteurs
  • Mesurer l’impact des pratiques ACS sur les ressources en Eau, biodiversité et carbone
  • Identifier les freins et leviers au développement et à la « conversion » des systèmes ACS favorables à la protection de l’eau
  • Accompagner les dynamiques ACS sur le territoire, sensibiliser aux enjeux « eau »

 

Un projet multi-acteurs, pour favoriser l’appropriation et la diffusion sur le terrain


 

 

Le porteur du projet

Les groupes locaux

Le financeur

Les partenaires

Le comité technique

Eau de Paris ; Syndicat Miste des Bassins Versants de la Ganzeville et de la Valmont ; Chambre d'Agriculture de la Meuse ; Chambre d'Agriculture de Haute-Marne ; Syndicat Mixte de l'eau potable des sablons ; l'Association pour la qualité de l'eau potable ; Chambre d'Agriculture de l'Aube, syndicat d'eau 50 ; Pays Gâtinais

 

Un projet en deux phases


 

 

La phase 1 du projet (2016-2017) a permis de réaliser des diagnostics techniques dans le réseau des 32 agriculteurs volontaires afin d’évaluer la diversité des systèmes en ACS, les rotations, et les itinéraires techniques d’une première campagne (2015-2016). L’APAD et l’agence de l’eau ont sollicité un bureau d’étude ENVILYS, indépendant et spécialisé sur les questions agro-environnementales, pour réaliser conjointement cette étude.

Synthèse de la phase 1

 

La phase 2, qui a débuté en novembre 2017 comprend plusieurs volets

  • Un suivi agronomique sur 30 parcelles qui permettra de mesurer et d’évaluer différents indicateurs - agronomique, environnementale et économique - sur 3 ans (2017-2020)
  • La création d’un observatoire (en continuité avec ce qui a été réalisé en phase 1) pour observer les évolutions technico-économiques et environnementales sur 3 autres campagnes 2016-2017 / 2018-2019 / 2019-2020. Cette observation sur plusieurs campagne permettra d’avoir un regard porté sur une échelle « rotation » plutôt que culture, et de lisser les effets « années » relatifs à chaque campagne

Les 32 agriculteurs

Agriculteurs pratiquent l'ACS depuis 1 à 14 ans, motivés par un projet de territoire, et localisés sur le bassin Seine Normandie.

 

Typologie des exploitation

Exploitations entre 90 à 630 ha de Surface Agricole Utile (SAU)

  • Polyculture grandes cultures 16
  • Polyculture grandes cultures et cultures industrielles 10
  • Polyculture ovin allaitant 1
  • Polyculture bovin allaitant 4
  • Polyculture élevage avicole 1

APAD Centre Est
  • DEBREUVE Xavier
  • DELOGE Frédéric
  • FAVEREAU Cyrille
  • GAEC Lavier
  • LEFORT François
  • NIVERT Fabien
  • PICOCHE Dominique
  • SEP DE BORD
  • TARDIT Philippe
  • THIEBLEMONT Franck
  • TROTTIER Fabrice
  • VECTEN Yves
APAD Picardie
  • FLE Olivier
  • FOURDRAINE Christian
  • GRARD Olivier & Charlotte
  • HUE Benoit
  • LEFEVRE Eric
  • PEAUCELLIER François
  • POTTIER Daniel
  • VANDENABEELE Antoine
  • VERVAEKE François
APAD Sud Bassin Parisien
  • JOIRIS Ludovic
  • LELUC Paul-Henri
  • NAUDIN Christophe
  • MARTIN Bertrand
GIEE Sol en Caux
  • BELLET Joseph & Marjorie
  • BOUQUET Marc
  • CHEDRU Antoine
  • DE COOLS Jacques
  • LEBAS Serge
  • ROUSSEL Matthieu
  • TASSEL Olivier

 

La méthode M.E.R.C.I

Méthode d'estimation des éléments restitués par les cultures intermédiaires. 

Le protocole

 

APAD

Marine DESCAMPS - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sophie GARDETTE - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

AESN

Jérôme RATIARSON - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Juin 2019 - RDV avec le comité technique de l'agence de l'eau

3 agriculteurs étaient présents pour représenter les 30 volontaires du projet : Christophe Naudin, Cyrille Favreau, et Serge le Bas (Sol en Caux). Les résultats du projet à mi-parcours ont été présentés aux référents AESN (analyse des pratiques et des mesures terrains sur 3 campagnes). Des discussions ont également eu lieu sur l'accompagnement des collectifs, la formation, des aides pour le matériel et les essais mis en place par les groupes, le financement plus large de la MAEC-SOL. Le projet se poursuit avec un chiffrage d'une nouvelle campagne (en condition réelle d'exploitation) et de nouvelles références pour nos systèmes ACS.


Avril 2019 - Les vers de terre sont toujours là

2ème année de comptage dans les parcelles Osolemi'eau du réseau. De bon résultats à la clé pour la Picardie et la Normandie (APAD PICARDIE ET SOL EN CAUX).

En moyenne : de 3 à 7 fois plus que les moyennes des observatoires nationaux (Observatoire Agricole de Biodiversité).


Février 2019 - Les indicateurs pour évaluer son système

Les APAD locales et le groupe Sol en Caux prennent en main les questions autours des enjeux EAU sur le Bassin Seine Normandie.

Les adhérents l’APAD Picardie ont échangé autour des indicateurs permettant d’évaluer leur système de culture en semis direct sous couvert.

L’après-midi a été consacrée à des échanges de pratiques pour mieux gérer le parasitisme, et qui, à terme, permettraient de limiter le recours aux intrants : biocontrôle, micro-fertilisation, et pâturage des couverts sont les pistes actuellement testées dans le réseau.


Décembre 2018 - Nos couverts végétaux stockent malgré les conditions d'implantation difficiles

A travers le projet Osolemi'eau, 30 parcelles ACS sont suivies pendant 3 ans et évaluées sur plusieurs dizaines d'indicateurs dont la performance de stockage d'azote des couverts fait partie ! Cette année, la sécheresse estivale n'a pas été en faveur de toutes les levées - néanmoins, là où il y a eu un peu de pluie, les résultats sont supérieurs aux références des instituts de recherche.

Moyenne des parcelles : 3.4 tonnes de Matière sèche et 90 unités d'azote stockées par hectare* - Les couverts ont été implantés juste après moisson, avec une densité de semis d'environ 300 pieds/ha avec très peu (voir pas) d'eau ! … Ceux qui ont bénéficié de fumure organique et d'un minimum d'eau ont produit plus de 7 tonnes de MS/ha et stocké plus de 220 unités d'azote /ha (secteur Normandie - Sol en Caux). Le potentiel est donc là.

 *Evalué avec la méthode M.E.R.C.I. - protocole disponible sur notre site internet dans l'onglet "nos outils"


Novembre 2018 - ​Une rencontre terrain en bourgogne avec Agence de l’Eau Seine Normandie

Les agriculteurs impliqués dans le projet Osolemieau ont pu accueillir une délégation de l’AESN pour échanger sur le terrain autour des enjeux Eau et de l’intérêt de l’ACS comme une voie permettant de protéger les ressources.

L’occasion de visiter une exploitation en ACS depuis près de 10 ans, dans des parcelles avec des couverts végétaux bien présents malgré la sécheresse automnale, et de faire une démonstration du simulateur de pluie. Un moment d’échange autour d’un profil de sol commenté aura également permis de mieux comprendre les bénéfices sur la structure du sol.

Merci à l’AESN d’avoir fait le déplacement jusqu’à nous !


Octobre 2018 - Observatoire de l'agriculture de conservation des SOLs sur le bassin Seine Normandie: Evaluation des conditions de réussite et Mesures d'Impact sur la qualité de l'eau

Depuis 2016, l’APAD porte avec différents partenaires ce projet financé par l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui a pour objectifs de :

  • Caractériser la diversité des pratiques en ACS
  • Identifier les trajectoires adoptées par les agriculteurs
  • Mesurer l’impact des pratiques ACS sur les ressources en Eau, biodiversité et carbone
  • Identifier les freins et leviers au développement et à la « conversion » des systèmes ACS favorables à la protection de l’eau
  • Accompagner les dynamiques ACS sur le territoire, sensibiliser aux enjeux « eau »

Au-delà de l’aspect technique de ce projet (mesures terrain, collecte et analyses de données), c’est aussi l’occasion d’échanger entre agriculteurs et acteurs du territoire, de s’aligner sur les enjeux, de progresser collectivement. Toutes les valeurs portées dans le réseau APAD !