Pour une dynamique des agriculteurs autour du carbone du sol

Les agriculteurs membres de l’APAD mettent le sol au centre de leurs modes de production. L’Agriculture de Conservation des Sols ou Agriculture du Carbone, s’appuie sur l’amélioration de la fertilité des sols pour répondre aux enjeux agricoles : Produire et Protéger.

Dycasol : c'est quoi ?


Le programme s'appui sur deux hypothèse :

  • Les taux de matière organique augmente en système en Agriculture de Conservation des Sols
  • Si les taux de MO augmentent, alors les autres indicateurs de résultats évoluent également positivement. 

 

Pourquoi s'intéresser à la matière organique ?


Reconnue comme le carburant du moteur sol grâce au carbone qu’elle contient, son taux a considérablement chuté ces dernières décennies (- 6 millions de tonnes de carbone / an dans les sols agricoles français entre 1995 et 2005 (MTES 2014)) altérant ainsi les fonctions principales du compartiment: fertilité naturelle des plantes, filtration de l’eau, réservoir de biodiversité, etc.

Pour les agriculteurs

Elle contribue, à terme, à une meilleure résilience des systèmes par la fertilisation naturelle des plantes, une meilleure structuration, une meilleure rétention d’eau, la préservation de la perte de sol par l’érosion, l’alimentation des bio-régulateurs des ravageurs, etc.

-> Un sol vivant bien fourni en carbone est gage d’un bon développement des cultures.

Les agriculteurs de l’APAD « Grand Ouest » (Centre Atlantique et Perche) testent et mettent au point des pratiques pour régénérer cette fonction productive des sols (non travail et couverture permanente des sols) permettant à termes une réduction des achats d’intrants.

Pour la société

Elle intervient dans les fonctions d’épuration de l’eau par les sols et participe à la limitation de l’envasement des cours d’eau. Elle alimente également la biodiversité des sols.

Les scientifiques estiment le potentiel de stockage de carbone dans les sols agricoles comme un volant d’action tout à fait significatif pour l’atténuation du changement climatique (programme 4 pour 1000).

 

Les objectifs


  • Créer une dynamique d'échange entre agriculteurs
  • Valider et chiffrer l'évolution des teneurs en matières organiques des fermes
  • Comprendre les leviers de stockage et répondre aux interrogations des agriculteurs avec la recherche et les partenaires

 

Un projet en deux étapes


Etape 1 : La mesure des taux de MO (NF ISO 14 235) dans le réseau.

Un protocole de prélèvement SIMPLE et RAPIDE à réaliser par les agriculteurs. 

Un maximum de données pour une méta-anlyse.

Etape 2 : L'analyse collective des données et échange des expériences pour améliorer les résultats des systèmes au regard de l'ensemble des performances économiques, sociales et environnementales des systèmes.

 

Partenaire financier

 

2018 : initialisation du projet


97 fermes engagées

>200 agriculteurs ligériens impliqués

443 parcelles analysées

887 analyses de matière organique

6600 hectares

 

A travers la disparité des taux de MO, ces premiers résultats révèlent qu’il y a encore du potentiel d’amélioration dans les systèmes aux taux les plus bas.

Les systèmes aux taux les plus élevés seront analysés en détail pour identifier les leviers prioritaires à actionner pour accélérer le rehaussement des taux.

Il existe une corrélation positive forte entre taux de MO de surface  (0-7 cm) et taux de MO de profondeur (7-20 cm) qui tend à montrer que les systèmes ACS ne s’agradent pas uniquement en surface mais dans tout l’horizon étudié.

APAD Centre Atlantique

Jacky BERLAND - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Apad Perche

Stéphane LAUNAY - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.