L'INSTANT TECHNIQUE



Publié le 29/10/2020Télécharger la version pdf



Le semis des protéagineux en Agriculture de Conservation des Sols




Figure 1: les protéagineux ont une place
​de choix dans les systèmes en ACS

Une place de choix dans une rotation en ACS

Si on ne regarde les protéagineux que par leur rentabilité immédiate, ils n’auraient guère d’intérêts.  En effet, les rendements sont souvent plus aléatoires que pour d’autres cultures et les prix de vente sont assez faibles.  Il existe une volonté nationale de gagner en autonomie protéique mais cette volonté a du mal, pour l’instant, à se confirmer économiquement pour les entreprises agricoles. 


Du coup, les protéagineux doivent être appréhendés dans une rotation, d’autant plus en ACS et ce, pour plusieurs raisons : 

  • L’enrichissement en matières organiques des sols menés en ACS entraine un stockage d’azote organique conséquent d’où une moindre disponibilité en azote.  Les résidus de récolte des protéagineux, à faible C/N, laisse un sol plus riche en azote que les autres familles végétales cultivées ;
  • Peu de résidus au sol ce qui facilite le semis de la culture suivante (même si l’inconvénient est le peu de paillage !) ;
  • Leur système racinaire, même s’il varie d’une espèce à l’autre, est complémentaire de celui des céréales ;
  • Les dates de semis, surtout pour les protéagineux de printemps, perturbent les levées d’adventices habituelles dans des rotations avec des cultures d’automne régulières : or, modifier la date de semis est un des leviers agronomiques les plus pertinents pour diminuer fortement le salissement habituel ; De plus, les herbicides homologués en protéagineux ont des systèmes d’actions souvent différents de ceux utilisés en céréales ;
  • Cette perturbation des cycles parasitaires est aussi vraie pour les champignons pathogènes ;
  • Enfin, la quantité d’exsudats racinaires est importante et permet donc d’alimenter la rhizosphère qui s’en trouve dynamisée.  

L’ensemble de ces avantages font des protéagineux des cultures importantes dans une rotation en ACS que ce soit en culture ou en couvert : il semble difficilement concevable de réussir l’ACS sur le long terme sans cette famille.


Le choix de la parcelle est primordial

Vu les exigences de ces plantes, il est impératif de prendre en compte les besoins des différentes espèces suivant le pH du sol.  En particulier toutes les espèces annuelles supportent mal l’excès de calcaire : le lupin y est impossible, le pois a du mal, la féverole supporte.  Préférer les sols avec des pH compris entre 6.2 et 6.7.


Dans tous les cas, l’excès d’eau hivernal va impacter le peuplement : il est donc déconseillé d’implanter un protéagineux dans des sols hydromorphes. La réserve utile doit être également suffisante car une période de sec au moment de la floraison peut faire couler les fleurs et impacter grandement le rendement.  L’irrigation peut lever ce frein.

Enfin, un champignon parasite, Aphanomyces euteiches, fait pourrir les racines de la majorité des pois (le pois de printemps étant plus sensible que le pois d’hiver), lentilles, gesse, vesce.  La féverole le supporte, le lupin n’y est pas sensible.   Une parcelle contaminée ne pourra pas être ensemencée avant au moins 4 ans.  Malgré la diversité en champignon plus importante en ACS, ce champignon impacte également fortement les rendements quand il est présent.


Nécessité d’un lit de semence de qualité

On observe une différence entre espèces dans l’exigence de la structure du sol : le lupin et le pois sont très sensibles à la moindre compaction de surface avec des fontes de semis probables si l’eau stagne dans le sillon. La féverole supporte mieux et a un système racinaire qui lui permet de pénétrer plus aisément le sol grâce à un pivot et des racines secondaires puissantes.

Pour la profondeur de semis, il semble inutile, en ACS, de semer trop profond, en particulier la féverole. Une profondeur de 3 à 4 cm est souvent suffisante.  La moindre minéralisation du sol entraîne une levée moins rapide qu’en conventionnel ce qui permet d’avoir un stade qui permet aux plantes de passer l’hiver avec moins de risque de gel.  Le stade est important pour que les plantes soient résistantes au froid (donc pas trop développée); dans le cas contraire, des nécroses se forment laissant le champ libre à l’entrée de bactérie entraînant la bactériose en pois, impossible à traiter ensuite. On observe le même genre de problème en féverole et lupin avec l’anthracnose et le botrytis qui apparaît très vite si les plantes sont trop développées en entrée d’hiver. Ces maladies pouvant même faire disparaitre les plantes en cas d’attaque sévère : ceci est vrai même dans un couvert végétal.


Ces éléments font que la période optimale de semis est entre le 5 et le 15 novembre ; le lupin peut quant à lui être semé vers la mi-octobre. Si les conditions sont trop humides pouvant entraîner un mauvais semis, il est possible d’attendre jusque fin décembre.  


L’importance d’une bonne densité

Les protéagineux n’apprécient pas un excès de densité : dans ce cas, outre la sensibilité plus forte aux maladies, on observe une moindre floraison car les plantes font plus de tiges pour chercher la lumière.

Ce phénomène a été beaucoup observé en 2020, en particulier en féverole avec de nombreuses plantes quasiment sans gousse.  Comme la densité est un critère important, il est préférable de réaliser un test de germination et de vérifier que les semences sont exemptes de bruche par exemple.  

Voici les densités optimales pour une culture (elles sont identiques à celles que l’on peut trouver en conventionnel) :


EspècesDensité en grains / m²
Féverole30
Pois100
Lupin30


    

Comme chaque semis en ACS, le roulage doit être réalisé après semis.


Le désherbage doit être soigné

Les protéagineux s’installent lentement et le peu de densité entraîne un sol peu couvert pendant plusieurs semaines, laissant la place aux adventices. Il est donc impératif d’avoir un sol net au semis : l’utilisation de glyphosate (300 à 720 grammes) est souvent nécessaire. Il existe différentes matières actives efficaces en pré et post levée.  La prélevée est conseillée en cas de semis de début novembre et/ou de parcelles à risque adventices élevé.  Comme toujours, avoir l’objectif d’agir sur des adventices jeunes pour optimiser l’efficacité des produits. A noter que certains produits avec de la pendimethaline sont aussi homologués sur céréales ce qui permet de traiter le méteil également si besoin.


Le choix variétal

A notre connaissance, il n’existe pas à ce jour d’essai variété spécifique en semis direct. Les variétés préconisées en conventionnel sont celles également qui fonctionnent le mieux en ACS.


Les spécificités des protéagineux dans les méteils et les couverts

Le ray grass italien étant déconseillé en ACS à cause de son impact négatif sur le sol (assèchement, prélèvement important en minéraux, système racinaire superficiel et très dense en surface), les méteils représentent une alternative très intéressante. 

Si le protéagineux est semé en mélange avec des céréales de type méteil, ils semblent moins sensibles aux maladies et au gel et peuvent donc être semés plus

tôt pour augmenter le rendement ;Si le protéagineux est semé en mélange avec des céréales de type méteil, ils semblent moins sensibles aux maladies et au gel et peuvent donc être semés plus tôt pour augmenter le rendement ;dans ce cas, un semis fin septembre est envisageable si la récolte sera précoce (cas d’une parcelle sans irrigation avec maïs à suivre).  La densité totale (grains / m² en céréales et protéagineux) peut être forte (260 à 280 grains / m²) car outre le moindre risque de maladie, le rendement en fourrage peut être augmenté grâce à cette densité.  Suivant le cheptel, viser une proportion de 35 à 55 % de céréales et 45 à 65 % de protéagineux ; par exemple, céréales (40 à 60 kg de triticale + 15 à 30 kg d’avoine d’hiver) + protéagineux (30 à 40 kg de féverole d’hiver + 30 à 40 kg de pois fourrager d’hiver + 20 kg à 30 kg de vesce commune d’hiver en sol lourd ou 40 à 60 kg de pois fourrager d’hiver + 20 à 30 kg de vesce commune en sol léger).  C’est le stade floraison des pois qui détermine la période de récolte avec 4 jours de beau temps prévu.

En couvert végétal, on peut augmenter les doses si on veut un effet herbicide du couvert.  Cependant, cet effet est difficile à obtenir car les protéagineux s’installent un peu trop lentement et peuvent être vite malades si on les sème trop tôt.  Il est donc préférable de semer un mélange avec de la phacélie par exemple et/ou de l’avoine.  Suivant les réglementations locales il est possible d’épandre de la matière organique de type 1 voire 2 en étant vigilant sur les doses d’azote utile qui sont très limitées.



Témoignage de Martin Demets, agriculteur à Bourguignon dans l’Aube.  En ACS depuis 3 ans.

Après orge d’hiver, je sème un couvert d’été à base de 10 kg de tournesol, 20 kg de vesce, 2 kg de moutarde d’Abyssinie et 500 grammes de phacélie. Je détruis le couvert avec un rouleau puis, si présence d’adventices, je mets 2 litres de glyphosate car il est indispensable d’avoir une parcelle exempte de toute adventice au semis. Je sème habituellement début novembre sauf en 2019 où j’ai préféré semer plus tôt vue les conditions humides. Il faut éviter de semer trop tôt pour ne pas avoir des plantes trop développées en hiver avec le risque de gel et de lésion des plantes avec des nécroses bactériennes qui apparaissent. Et également pour avoir moins de vulpin à gérer en culture. La dose de semis est de 200 kg / Ha soit environ 100 à 120 grains / m². Je ne mets aucun engrais ni au semis ni en végétation. Je ne fais du pois que dans les terres en limon sain profond et argilo-calcaire profond. Jamais en terre trop forte ni argilo-calcaire superficiel.
Ma rotation de base est colza – blé – escourgeon – pois – blé – orge de printemps ou tournesol. Le pois est surtout intéressant dans la rotation pour 2 raisons. Tout d’abord, c’est important d’avoir un protéagineux dans la rotation ; puis, ça me permet de bien détruire des adventices problématiques comme les vulpins : j’utilise du Kerb à 1.8 litres puis, si nécessaire, un anti dicotylédone au printemps.
Je vise environ 40 quintaux de rendement et il est rare de faire plus. C’est bien l’intérêt dans la rotation qui me motive à continuer. Pour l’avenir, j’essaierai sûrement un mélange céréale / protéagineux mais il faut étudier d’abord la possibilité de triage.

Témoignage de Patrick Martin, agriculteur à Pizieux dans la Sarthe, en ACS depuis 5 campagnes.

J’ai fait du pois pendant 25 ans mais j’ai dû arrêter car je revenais trop souvent sur les parcelles avec des problèmes de parasitisme. Je recommence car je trouve important l’implantation de protéagineux dans une rotation en ACS.  Le pois est implanté avant un colza avec un double avantage : l’azote et la qualité de la structure sont bien valorisés par le colza et le peu de résidus que laisse la culture permet de réaliser un beau semis avec un semoir à disque.  

Implanter les pois derrière une céréale moissonnée haute permet d’avoir un semis de qualité tout en gardant un sol en bon état structural grâce au paillage.
Je sème entre 95 et 100 grains / m². Pour la date, c’est surtout les conditions de sol qui me donnent le démarrage des semis : il faut absolument avoir un sol bien ressuyé car le lit de semence est primordial pour une bonne levée. D’autant plus qu’on voit également plus de prédation des grains dans un sol riche en biodiversité. Je mets habituellement 160 kg de P45 (soit 70 unités de phosphore) sur la ligne de semis et 100 kg de kiésérite (25 unités de MgO et 50 unités de SO3) 10 jours après semis. Ceci peut changer en fonction de la parcelle et je vais tester différentes fertilisations car il me semble qu’on a beaucoup à apprendre sur la fertilité des sols en ACS.

Je suis vigilant sur l’état de ma culture pour traiter à bon escient : herbicides, fongicides et insecticides ne sont mis que si mes observations me conduisent à prendre la décision de traiter : rien n’est fait en systématique. Cette conduite me permet de ne mettre que la juste dose quand un traitement est nécessaire.

Le rendement est assez aléatoire en fonction du climat car les coups de chaud impactent vraiment le rendement, d’autant plus sans irrigation. Globalement, je ne vois pas de différence par rapport à une conduite habituelle sauf sur la densité de semis un peu plus importante. Autrement, j’ai en moyenne le même rendement qu’en conventionnel.

Témoignage de Fabrice Trottier, éleveur d’ovins à Charbuy dans l’Yonne.  En ACS depuis l’automne 2015.

Je sème fin octobre un mélange de 150 kg de triticale et 25 à 30 kg de pois fourrager (mélange Assas – Arkta).  Je préfère ce pois car les grains sont petits avec moins de risque de casse à la moisson.  Il est indispensable d’avoir un sol très propre au semis donc je mets un désherbant total à 2 litres et de la Pendimethaline.  Je sème derrière céréale uniquement dans les parcelles sans problème d’adventices.  Je commence à voir de la vulpie et, dans ces parcelles-là, je sème de la mono espèce pour pouvoir la gérer.  J’aimerai bien semer dans de la luzerne vivante mais il y a 2 problèmes : la verse quand la luzerne se développe et des graines vertes de la luzerne à la moisson ce qui complique le stockage.  Une solution serait de réaliser une pré coupe avec récolte quelques jours plus tard mais je n’ai pas encore essayé.  Je fertilise avec du fumier d’ovin pour un meilleure démarrage au printemps.

Le rendement est moyen avec de 20 à 56 quintaux maxi et une moyenne de 48 – 50 quintaux avec, en moyenne, 60 % de triticale et 40 % de pois.  L’intérêt est que c’est une culture sans trop de charge et surtout que j’utilise tel quel pour l’alimentation de mes ovins : je ne suis pas toujours satisfait des produits que j’achète alors que là, je sais ce que je leur donne à manger.

Témoignage de Cédric Boivineau, éleveur de Charolaises à Sainte Cécile en Vendée.  Installé en 2015 et en ACS depuis 2016.

Dans une parcelle en mélange luzerne - trèfle violet (10 %) ou trèfle violet pur, je sème du méteil pour ensiler à 180 kg / ha avec 80 kg de triticale, 40 kg d’avoine, 40 kg de féverole, 35 kg de pois Assas, 17 kg de vesce d’hiver (Gravesa), 4 kg de vesce velue (Villana) et 2 kg de trèfle incarnat. Cette forte densité est nécessaire car je suis en sursemis dans des plantes vivantes. Je sème dès fin septembre (soit environ 2 semaines avant le blé) car plus tard je perds trop de rendement et je préfère avoir des plantes développées avant l’hiver. Profondeur de semis comme les céréales soit 2 – 3 cm. Je suis vigilant sur les maladies fongiques car c’est la future nourriture de mes bovins.  En préventif, je passe en hiver avec de la vitamine C et des oligo-éléments puis, en fin d’hiver, si besoin, je repasse 1 ou 2 fois avec le même produit en préventif.  J’apporte 30 unités d’azote en fin d’hiver.

L’intérêt du sursemis est d’augmenter le rendement de la première coupe qui a souvent lieu vers le 10 mai.  Le rendement est d’environ 8,5 à 9 t de matière sèche à 14 ou 15 de MAT.  Je fais ensuite un enrubanage de luzerne fin juin et du foin fin septembre.  Soit un total de rendement de 15 tonnes de matière sèche sans irrigation, ce qui est très satisfaisant dans mes sols à texture grossière.
La récolte est la même en trèfle violet pur sauf qu’il a du mal à redémarrer derrière la coupe de foin qui a lieu en juillet.  J’obtiens alors un foin très riche en MAT, en cellulose avec un bon apport de fibre.  Pour l’an prochain, je sèmerai du blé dans le trèfle dès le mois de juillet avec un pâturage en octobre ou novembre : c’est un essai que je fais pour voir ce que ça peut donner et me donner de nouvelles perspectives.  

Je fais aussi d’autres méteils en pur derrière céréale ou maïs ensilage à base de 50 kg de seigle, 10 kg de trèfles (Miccheli, Squarosum et Incarnat), 5 kg de vesce d’hiver et 4 kg de vesce velue.  Pour éviter la trop forte présence d’adventices (pâturin surtout), je passe un désherbant total à 1 litre et de la Pendiméthaline à 2 l.  Je sème à 1 cm de profondeur. L’apport d’azote est aussi à 30 unités.  Je récolte environ 3 tonnes de MS au 10 – 15 avril maximum avant de semer un maïs.




Semis des protéagineux d'hiver :
regards de 2 experts de Terre Inovia



Voici les dernières évolutions concernant les semis des protéagineux d’hiver :

1ère évolution : La date de semis a eu tendance à être avancée : ce n’est pas une bonne idée car le risque de maladie s’accentue si la plante est trop développée avant l’hiver, en particulier avec la féverole.  Il faut aussi que la plante soit assez développée avant les premières grosses gelées (même si ce phénomène météo a tendance à diminuer depuis quelques années, le risque existe) en ayant atteint le stade 2 feuilles sans que l’initiation florale ait commencé.  En conséquence, la date de semis optimale reste courant novembre. Il est inutile de semer plus tôt en SD car on voit assez peu de différence de développement des plantules.

2ème évolution : La tendance est à une trop forte densité : ce n’est pas judicieux à cause du risque de maladie et du coût de semence.  En pois, il faut viser 70 à 90 grains / m² ; l’objectif étant de 60 à 70 plantes levées / m² en argilo-calcaire et 70 à 80 plantes en sols profond et texture grossière.  En féverole, semer 25 à 35 grains suivant le type de sol ; il ne vaut mieux pas sursemer, même en SD, car le risque maladie devient alors trop important. 

3ème évolution : La profondeur de semis est importante pour une plante plus robuste.  Il est difficile de comprendre exactement la raison mais on voit que les plantes dont les graines sont assez enfouies ont une meilleure résistance aux maladies et au froid.  Même en semis direct, il faut viser 3 à 5 cm en pois d’hiver.

4ème évolution : la féverole a tendance à être très utilisée en ACS : en plante compagne du colza, en couvert végétal et en culture de rente.  Nous ne voyons pas encore trop d’accentuation des maladies mais c’est un gros point de vigilance.  Quitte à utiliser des protéagineux, il est bien d’essayer de changer d’espèces suivant les utilisations et éviter que la culture de rente se retrouve également en couvert végétal.

5ème évolution : le choix variétal reste évidemment primordial.  Les points travaillés sont l’augmentation du PMG en pois d’hiver pour qu’il se rapproche du pois de printemps pour répondre à une demande de la filière ; également la teneur en protéine, la tolérance à la verse et au froid et bien sûr le rendement.  La capacité de la variété à une bonne ramification est aussi un critère important pour une bonne couverture du sol.  Il n’y pas aujourd’hui, à notre connaissance, de recherche spécifique pour des variétés adaptées au semis direct.

Quant au semis proprement dit, en semis direct, un test bèche est quasiment indispensable pour connaître l’état de la structure du sol.  Le pois, plante à installation lente, ne supporte pas une zone de compaction ou tout problème structural sous peine d’une croissance lente et irrégulière qui va impacter le rendement.  Il faut donc également que le sol soit bien ressuyé que ce soit avec un semoir à disque ou à dent : tout lissage est préjudiciable.  Il faut donc être vigilant en particulier les premières années d’ACS et corriger d’éventuelles ruptures de porosité quelle que soit la culture à mettre en place.


Agathe Penant et Gilles Sauzet, Ingénieurs développement à Terres Inovia.



Article écrit par le comité technique de l’APAD.
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