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Publié le 16/06/2021 Télécharger la version pdf



Les couverts d’été (partie 2)

   

Réussir ses couverts estivaux

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Dans le dernier instant technique, nous avons commencé la thématique des couverts d’été.  Dans cet instant technique, nous allons étudier les conditions de réussite de ces couverts grâce à la poursuite du dépouillement d’une enquête à laquelle ont répondu 115 adhérents de l’APAD ; dans une deuxième partie, nous aurons les témoignages de 2 agriculteurs sur l’implantation des couverts dans 2 situations agro-climatiques très différentes; enfin Nicolas Courtois, technicien à AgriGenève, nous fera part des expériences menées dans le canton de Genève en Suisse sur les couverts.



Nous avons pu constater, au travers de l’enquête, que 75 % des surfaces libres de toute culture en été sont implantées en couvert.  Ce résultat montre l’importance que les agriculteurs en ACS accordent à la couverture maximale des sols.  En effet, cette période estivale est aussi celle où la terre reçoit le plus d’énergie solaire et il serait dommage de s’en priver.  Un travail réalisé par plusieurs agriculteurs montre également que la température du sol varie de façon significative suivant la présence ou non de végétaux.  Par exemple, Cédric Boivineau, agriculteur à Ste Cécile en Vendée, a montré l’an dernier qu’avec une température de l’air de 41 ° C, un sol travaillé monte à 51 °C alors qu’un sol couvert en ACS a une température de 35 °C : l’impact sur la biodiversité du sol est donc énorme car, dans un cas, le soleil stérilise les premiers cm du sol, dans le second, la biodiversité est préservée.

L’enrobage de semences

 Il n’y a que 4 agriculteurs qui enrobent leurs semences.  Les produits utilisés sont de l’acide humique et fulvique, de la mélasse de canne, des bactéries.  L’objectif étant d’aider la plante dans sa phase juvénile : déjà que l’eau manque souvent, il ne faudrait pas que la plante manque de fertilisants.  Ici, c’est bien un enrobage biologique qui est utilisé. Les réponses obtenues montrent que la moitié des agriculteurs voudraient tester cet enrobage mais il manque encore d’expérimentation pour vérifier l’utilité et le type d’enrobage.                                                                               

Irriguez-vous vos couverts ?

La question suivante concernait l’irrigation des couverts : sans grande surprise, la très grande majorité ne peut se permettre d’irriguer une culture qui n’a pas vocation à être vendue.  Pour les éleveurs qui peuvent éventuellement récolter ce couvert, le maïs a la priorité de l’irrigation.  
   

                                             

La fertilisation

Dans le système ACS, l’augmentation de la richesse du sol en carbone est une réalité mesurée.  Ceci combiné au non travail du sol entraîne un déficit de la quantité de fertilisants disponibles (cf l’instant technique sur la fertilisation).  A quantité de pluie identique, le développement du couvert est décuplé dès qu’une fertilisation est apportée au semis : le couvert se développera ainsi d’autant mieux, prélevant au final bien plus d’azote qu’un couvert qui aura végété tout l’été.  La fertilisation organique est toujours à privilégier dans un système que l’on veut bio-logique tout en veillant à respecter la réglementation locale.  Voici les pratiques qui ressortent de l’enquête (azote total) :
         

La gestion chimique des couverts

En ACS, le couvert est conduit avec autant de sérieux qu’une culture.  Du coup, le couvert doit être semé dans un sol exempt d’adventices problématiques.  Sans cela, il y a un risque pour que ces adventices montent à graine et envahissent encore davantage la parcelle, source de problèmes ultérieurs.  Dans la pratique, il y a 40 % des pratiquants qui ne mettent jamais d’herbicide total avant couvert.  Les 60 % autres mettent éventuellement un herbicide s’il y a présences d’adventices problématiques.  Cette réflexion est importante à avoir d’autant plus avec des graminées type Ray-Grass qui, non gérées en automne, peuvent être bien trop développées au printemps et compliquées à détruire.  L’instant technique du mois de septembre reviendra sur ces problématiques.
Quant à la destruction, plusieurs modalités sont mises en œuvre par les agriculteurs (plusieurs réponses possibles) :


                          

Pour certaines pratiques (destruction mécanique ou exportation pour les animaux), le passage d’un herbicide total est nécessaire pour gérer les adventices potentiellement présentes dans le couvert.  Comme dit plus haut, c’est aussi l’occasion de détruire des adventices problématiques d’automne qui deviendraient plus difficiles à détruire par la suite.  Le scalpage est réalisé quand cette pratique est possible donc plutôt sur sol sec et sans pluie annoncée au risque d’un repiquage des graminées.  Enfin, seul un agriculteur a proposé le gel : ceci montre que les agriculteurs veulent rester maître de la destruction : ce sont eux qui décident de la date de destruction et non le climat, toujours aléatoire.

Enfin, se pose la question de la date de destruction de ces couverts estivaux :                                  
    

L’ une des principales composantes est d’éviter la montée à graines : le but est de laisser le couvert le plus longtemps mais sans risque de salissement de la parcelle.  Le choix des espèces est pour cela prépondérant car il existe des espèces qui montent vite à graines, en particulier en cas de stress climatique (sarrasin, moutarde par exemple).  Comme il y a peu de risque de sols secs en automne, la majorité des agriculteurs n’hésitent pas à détruire le couvert au semis (de la culture d’automne ou du couvert relais) ou juste après .  Cette stratégie peut également s’expliquer pour la gestion des ravageurs comme la limace qui peut continuer à consommer le couvert en laissant de côté la culture juste mise en place.

En conclusion…

Pilier de l’ACS, les couverts végétaux sont abordés dès le début des formations initiales organisées par l’APAD.  On a pu voir, illustrées par cette enquête, que les pratiques divergent en fonction des particularités territoriales mais aussi de l’année climatique : il n’existe pas, comme souvent en ACS, de recette toute faite : chacun doit avoir suffisamment de connaissances pour prendre la bonne décision en fonction de ses observations et de ses contraintes.  D’ailleurs, la dernière question portait sur le souhait de poursuivre le travail sur les couverts : plus des ¾ des réponses montrent la volonté de poursuivre le travail sur les couverts !  Bien formés, maîtrisant la culture, cela n’empêche pas les adhérents de souhaiter continuer à travailler sur les couverts estivaux.
Les 2 témoignages suivants montrent la diversité des pratiques que l’on peut observer sur le terrain, il est vrai dans 2 contextes très différents !


Témoignage de Vianney Leconte, agriculteur à Preaux du Perche dans l’Orne, en ACS depuis 3 ans 

Même si la réussite est aléatoire, je trouve important de toujours semer un couvert pour la période estivale : cela fait partie des conditions de réussite de l’ACS.  J’ai allongé ma rotation pour essayer de gérer au mieux les graminées type Ray-grass et vulpin et je suis aujourd’hui avec cette succession : blé – orge – maïs – maïs – pois – colza. J’implante mes couverts d’été entre blé et orge d’hiver. 

Comme je suis éleveur, je presse une partie de la paille : cette opération est rapide car je suis en balle cubique.  L’autre partie de la paille est broyée.  Dans les 2 cas, je passe une herse Lévêque.  Je fais cela car ça me permet de bien gérer les amas éventuels de paille et surtout ça éparpille les menue-pailles.  Ça permet également de perturber les rongeurs type campagnols, les limaces et les adventices éventuellement présentes.  Je sème donc mon couvert 4 à 5 jours après la moisson.  C’est le coup de herse qui me retarde mais je trouve que les avantages à ce passage sont supérieurs aux inconvénients.  

Pour le semis, j’ai auto-construit un semoir à dent de 5 mètres avec double trémie.  J’y mets un mélange de 100 kg de féverole, 10 kg de tournesol, 1 kg de Phacélie, 3 kg de lin, 1 kg de navette et 0.5 kg de radis chinois.  Je choisis ces espèces en fonction de ce que je peux avoir en semences fermières et en fonction de mon terroir et de ma rotation.   Cela représente un coût d’environ 30 € de l’hectare car j’ai une partie en semences fermières.  Tout est semé à 2 cm, avec la féverole dans une des trémies et les petites graines dans l’autre.  Comme la réussite de la levée est aléatoire en fonction de la pluviométrie, j’ai décidé de ne pas mettre d’engrais organique ou minéral ; je le fais que si l’été est propice à la pousse.  Ce couvert va rester jusqu’au semis de l’orge.  A ce moment-là, il est détruit avec un rouleau et je passe du glyphosate en 2 fois (1.5l puis 1 litre) pour gérer les adventices qui peuvent avoir poussées dans le couvert.  Je sème obligatoirement mon orge dans une parcelle exempt d’adventices.
Pour les autres couverts d’interculture, derrière colza associé un couvert pluriannuel, je laisse les repousses et j’implante également de la vesce velue Massa à 20 kg / Ha.  Derrière l’orge et avant le maïs, j’implante un couvert qui sera récolté en enrubannage à base de 25 kg d’avoine diploïde + 20 kg de vesce velue Massa et 5 kg de moha. Je fais une récolte en automne et je le laisse ensuite jusqu’au semis de printemps. 

Témoignage de Daniel Brémond, agriculteur à Oraison (Alpes de Haute Provence), en ACS depuis 11 ans 

                 
Dans le sud-est, le manque de précipitation estival et les fortes chaleurs m’obligent à imaginer des solutions originales pour réussir l’ACS. Quand j’ai testé les couverts habituellement préconisés j’obtiens des couverts peu développés et qui montent très vite à graines à cause des stress climatiques : résultat, j’augmente fortement mon stock de graines d’adventices !  Je reste cependant sur le principe de produire du carbone en été et de l’azote au printemps pour enrichir ou entretenir mes sols.  C’est la rotation, avec le maïs en particulier, qui permet d’enrichir le sol en carbone : c’est la seule façon, pour moi, de remettre en route un sol.  Et c’est l’été que c’est le plus adapté.

Au cours de ces dernières années, j’ai testé de nombreux types de couverts pour les intercultures courtes.  Je n’ai pas le choix : si je veux obtenir des couverts estivaux qui font de la biomasse, je suis obligé de les irriguer.  Et la plante qui valorise le mieux l’eau par de fortes chaleurs, outre le maïs, c’est le sorgho.  J’ai deux pratiques différentes :
- Soit je fais un seul semis en l’associant avec du sainfoin car c’est une plante adaptée à notre région et je produits de la semence donc le coût reste abordable.  Ça permet d’avoir toujours des racines vivantes.  Je mélange donc 6 à 8 kg de sorgho (pipper ou sucrier) et 80 kg de sainfoin.  Le semis est réalisé au plus tôt après moisson.  Je ne sème pas le sorgho trop dense pour ne pas qu’il étouffe le sainfoin.  Au cours de l’automne, quand sa biomasse est optimale et avant la grenaison, je roule le sorgho pour mettre le carbone au sol.  Ceci représente un gros apport de carbone et il faut un moment pour que le sol le digère.   A partir de février, le sainfoin prend le relais et se développe bien quand le sorgho se décompose. 
- Soit je fais un premier semis de sorgho et je sursème dedans, en automne, un deuxième couvert avec une légumineuses d’hiver type féverole ou pois fourrager.
Dans les deux cas, ce couvert est détruit avant l’implantation du maïs et il relarguera alors l’azote qu’il a stocké.

Ce couvert n’est pas économiquement rentable mais c’est un investissement que je fais pour mon sol.  Je fertilise le sorgho lorsque j’estime que c’est nécessaire (par exemple en cas de faible reliquat derrière blé) ; Dans les parcelles qui fonctionnent bien, la minéralisation de la matière organique peut suffire à nourrir correctement le sorgho.  Je pense également que c’est un bon moyen de limiter les graminées d’été : le sorgho est un bon nettoyant ! Quand je détruis la légumineuse pour le maïs, je détruis alors les graminées d’automne et d’hiver (type ray-grass et vulpin).

Quant au sainfoin, je le mets également en couvert pluri annuel mais il est détruit dès la deuxième année car, autrement, il devient trop concurrentiel de la culture : une année, c’est intéressant ; au-delà, les inconvénients sont plus importants que les avantages.  J’implante également des couverts d’hiver entre deux cultures de printemps successives.
Avec le changement climatique et les prévisions qui sont faites pour notre région, on pourrait avoir le climat du Maghreb : l’irrigation reste indispensable pour réussir les cultures ou les couverts.  C’est le seul moyen, dans notre secteur,  pour réussir l’agriculture de conservation des sols qui permet le développement de la biodiversité, le stockage de carbone et la lutte contre l’érosion !  

Témoignage de Nicolas Courtois, technicien à AgriGenève 

AgriGenève est l'association faitière de l'agriculture genevoise. Cette organisation est née, en 2002, de la fusion entre la Chambre genevoise d'agriculture (CGA) et l'Association genevoise des centres d'études techniques agricoles (AGCETA).  Elle a, entre autres missions, de représenter, sauvegarder et promouvoir les intérêts de l'agriculture, des agriculteurs et des sociétés agricoles, notamment dans les questions relatives à l'économie, à l'aménagement du territoire, à la protection de l'environnement, aux monuments, à la nature et aux sites. 
Elle a également comme mission la recherche agricole aussi bien pour les grandes cultures que pour la vigne, l’agroforesterie, le bio et le lien entre agriculture, environnement et paysage.  Pour la partie grandes cultures, un gros travail de recherche est mis en place pour réussir l’agriculture de conservation des sols.  En effet, face à la dégradation des sols et les problèmes d’érosion, plusieurs agriculteurs ont tiré la sonnette d’alarme il y a plus de 10ans et ont souhaité travailler sur la qualité des sols. La Suisse est un pays d’élevage, mais à Genève l’élevage est devenu très minoritaire. Ceci, couplé à un travail du sol intensif, a conduit à des baisses importantes de matière organique. Le simple arrêt du labour n’a pas permis de donner entière satisfaction et c’est naturellement que la thématique de l’Agriculture de Conservation s’est développée. 
Nous avons en Suisse une association spécialement construite autour du semis direct : Swiss No‐Till : Association suisse pour une agriculture respectueuse du sol.  Les buts de SWISS NO-TILL sont : la promotion du semis direct, la diffusion d’informations sur le semis direct, la collecte des expériences réalisées et la transmission des nouvelles connaissances en la matière.  Elle organise une journée de rencontres et de démonstrations et invite, pour l’occasion, un spécialiste du non labour, suisse ou étranger. L’association compte est composée d’agriculteurs, de scientifiques, de vulgarisateurs.



Le travail sur les couverts végétaux

C’est l’un de nos principaux travaux de recherche pour connaitre les espèces à implanter en fonction des objectifs poursuivis dans la rotation Genevoise.  Nous réalisons depuis 2010 des essais chez un agriculteur, Jonathan Christrin, et nous publions chaque année un guide présentant nos conclusions et nos mélanges. Nous avons 2 types de couverts principaux : pour les intercultures courtes et pour les IC longues. Pour les longues, il y a deux possibilités, gélives ou non gélives (appelées relais aussi).  Nous recherchons à limiter au maximum le développement des mauvaises herbes et à produire un maximum d’azote. Par exemple, un couvert composé de Phacélie-Radis chinois-avoine brésilienne-trèfle d'Alexandrie-pois fourrager-sorgho-gesse-féverole va apporter 84 unités d’azote pour la culture suivante ! Une phacélie seule, ce sera 3 unités.  Dans un contexte de réduction des coûts et des intrants, ces informations sont importantes.

Nous proposons ainsi 12 couverts différents suivant le type d’interculture, la date de semis, la rotation (culture précédente et suivante), le caractère gélif et les besoins en fourrage.  Pour chaque mélange nous donnons la proportion de chaque espèce et le coût / Ha que cela peut représenter. Une particularité est la présence d’un mélange de base (le n°2) qui peut servir de base à tous les autres mélanges. Le n°3 convient pour une interculture courte gélive avant une céréale d’automne. Nous avons rajouté notamment du sarrasin et du pois fourrager au mélange de base. Le n°6 convient pour une interculture longue gélive avant un protéagineux. Nous avons complété pour cela le n°2 avec de l’avoine brésilienne et du sorgho. Le n°7 convient avant une culture de printemps gourmande en azote. Le n°8 et n°9 sont deux versions non gélives. Les n°12 et 13 sont à destination des éleveurs.



Nous avons également réalisé une synthèse pour expliquer la réussite quasi systématique des couverts dans notre contexte. En effet, la réussite des couverts en été est une question récurrente. L’eau est bien sur un facteur limitant, mais le respect de certains points, permet d’augmenter les chances de réussite.



Nous avons listé 11 points, les 11 commandements que voici :

1)    Gérer les menues pailles en les répartissant correctement ou en les exportant, pour ne pas être dérangé par l’andain de menues pailles.

2)    Gérer les pailles correctement lorsqu’elles sont broyées en adaptant la hauteur de fauche en fonction du type de semis : - TCS ou SD à dent : fauche basse. - SD à disque : fauche haute.

3)    Choix des espèces en fonction de l’interculture et de la disponibilité en azote. Ce sont les mélanges évoqués ci-dessus. 

4)  Mélanger autant que possible en choisissant au moins 5 espèces et une part importante de légumineuses. Les mélanges évoqués ci-dessus contiennent jusqu’à 12 espèces.

5) Semer le plus tôt possible quelle que soit la météo et sans attendre des précipitations : entre un semis du 15 juillet et un semis du 15 août, nous pouvons avoir une biomasse multipliée par 2.5 à l’entrée de l’hiver .

6)    Semer profond au besoin pour chercher une éventuelle fraicheur et au pire des cas nécessiter une pluie importante pour déclencher la germination. Le travail du sol doit être le plus réduit possible pour éviter l’assèchement et la mise en germination de mauvaises herbes.

7)    Rouler les semis pour favoriser la levée

8)  Être indemne de mauvaises herbes pour permettre au couvert de démarrer le premier et de concurrencer efficacement les adventices.  Nous proposons alors ce graphique d’aide à la décision :  



9)    Anti-limaces au besoin, surveiller rapidement et attentivement les levées

10) Fertiliser en plein après le semis du couvert (20 à 30 unités en minéral ou organique)

11)  Détruire à pleine floraison au plus tard, pour optimiser le rapport C/N et éviter les montées à graines


Conclusion de ce travail et perspectives 


Lorsque les couverts sont réussis, le résultat est très surprenant et cela donne des idées pour développer l’utilisation des plantes au sein de la rotation. C’est dans cette logique que d’autres essais sont menés avec, par exemple, les colzas associés. Les recettes sont multiples, mais nous avons conçu un mélange gélif et trois mélanges semi-gélifs. Dans les essais nous pouvons percevoir les effets positifs des plantes compagnes sur le colza, mais aussi sur le blé suivant généralement les colzas.
Des essais sur d’autres cultures associées ont été mené avec moins de succès que sur les colzas.


Pour les prochaines années, nous souhaitons poursuivre nos essais sur les couverts végétaux relais et essayé de transposer cela aux doubles cultures et au céréales précoces. Dans le cas des doubles cultures, l’idée serait de pouvoir obtenir un couvert non gélif déjà implanté lors de la moisson de la double culture. Pour les céréales précoces, nous avons d’excellents résultats avec le seigle. Nous aimerions pouvoir le réaliser avec des céréales comme le blé ou l’orge. Pour le moment, c’est sans succès.

Enfin, nous essayons d’intégrer du désherbage mécanique dans l’optique d’une réduction des herbicides.

Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de retrouver cette synthèse avec ce lien : Guide_Agrigenève_couverts_végétaux_2021.pdf (agrigeneve.ch)

      Article écrit par le comité technique de l’APAD.
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